La rhinoplastie de préservation vise à remodeler le nez tout en conservant certaines structures de soutien. La technique Spare Roof fait partie de ces approches et s’intéresse plus particulièrement au dos du nez.
Lorsque l’on envisage une rhinoplastie, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver entre les termes « préservation », « structurelle » et « ultrasonique ». Ils ne désignent pas la même chose. Voici les repères utiles pour comprendre les différentes approches et préparer votre consultation.
Qu’est-ce que la rhinoplastie de préservation ?
La rhinoplastie de préservation regroupe plusieurs approches qui modifient la forme du nez en conservant des structures anatomiques précises. L’objectif est d’adapter l’intervention à chaque personne, en préservant les tissus lorsque cela reste compatible avec la correction souhaitée et la respiration nasale.
Il ne s’agit donc pas d’une opération unique, réalisée de façon identique chez tous les patients. Les structures préservées et les gestes nécessaires varient selon l’anatomie et le projet chirurgical.
En quoi consiste la technique Spare Roof ?
La technique Spare Roof est une approche de préservation du dos du nez, aussi appelé dorsum nasal. Elle a été décrite dans une publication scientifique de 2016 par le Pr Miguel Gonçalves Ferreira et ses collaborateurs.
La technique initiale cherche à conserver la voûte cartilagineuse du tiers moyen du nez lors de la correction du dorsum. Autrement dit, elle vise à en modifier la hauteur et le contour tout en maintenant des structures que d’autres approches peuvent séparer puis reconstruire.
Des variantes ont ensuite été décrites. La technique Ferreira-Ishida, également appelée Spare Roof B, a été présentée en 2022 et vise à conserver la couverture osseuse dans certaines configurations anatomiques. Le choix entre ces variantes relève de l’évaluation du chirurgien ; ce n’est pas une décision que le patient doit prendre seul.
Rhinoplastie de préservation ou rhinoplastie structurelle ?
La différence tient principalement à la manière dont le chirurgien remodèle et soutient les structures du nez.
- L’approche de préservation conserve certaines structures et leurs rapports anatomiques lorsque cela permet d’obtenir la correction nécessaire.
- L’approche structurelle remodèle l’architecture du nez et peut la reconstruire ou la renforcer, notamment à l’aide de greffons de cartilage.
Aucune de ces approches ne convient mieux à tous les nez. Une déformation importante ou une opération antérieure peut nécessiter une reconstruction du soutien nasal. Le même projet chirurgical peut aussi associer des gestes de préservation dans une zone et des gestes structurels dans une autre.
Est-ce la même chose que la rhinoplastie ultrasonique ?
Non. La préservation désigne une approche chirurgicale, tandis que les ultrasons correspondent à un outil pouvant être utilisé pendant l’intervention. Les instruments ultrasoniques servent à travailler l’os et peuvent s’intégrer à différents projets opératoires.
Une rhinoplastie peut donc associer préservation et instruments ultrasoniques. Le nom de l’instrument ne décrit pas à lui seul l’ensemble de l’intervention et ne garantit pas un résultat. Pour en savoir plus, consultez notre article sur la rhinoplastie ultrasonique à Porto.
À qui cette approche peut-elle convenir ?
La consultation permet de déterminer si une technique de préservation est adaptée. L’examen prend notamment en compte :
- La forme du dos du nez et les caractéristiques de l’os et du cartilage.
- La position de la cloison nasale et les éventuelles difficultés respiratoires.
- L’épaisseur de la peau et la structure de la pointe du nez.
- Les asymétries, les traumatismes et les opérations antérieures.
- Les changements souhaités et la possibilité de répondre à des attentes réalistes.
Une photographie ou le nom d’une technique ne suffit pas à poser une indication. L’examen de l’intérieur et de l’extérieur du nez est nécessaire pour expliquer les options et les limites du traitement.
Que disent les études ?
Les études publiées sur la technique, dont un essai randomisé portant sur 250 rhinoplasties primaires, montrent de bons résultats esthétiques et fonctionnels dans les conditions étudiées. Elles ne permettent toutefois pas de promettre un résultat individuel : l’indication se décide toujours en consultation.
L’histoire complète de la technique, ses variantes et la recherche se trouvent sur la page Spare Roof Technique du site du Prof. Dr. Miguel Gonçalves Ferreira (en portugais). Les références de cet article figurent ci-dessous.
Suites opératoires, résultats et limites
Le terme « préservation » ne signifie pas absence de gonflement, d’ecchymoses ou de convalescence. L’évolution dépend des gestes réalisés, des caractéristiques individuelles et du suivi postopératoire. L’aspect du nez continue à évoluer au fil des mois.
Comme toute rhinoplastie, cette approche comporte des risques : saignement, infection, modification de la respiration, asymétries ou résultat esthétique jugé insatisfaisant. Un traitement complémentaire peut être nécessaire. Les risques et les soins adaptés à votre situation doivent être abordés en consultation.
Les photographies de nos cas cliniques de rhinoplastie illustrent différentes situations traitées. Elles ne permettent pas de prévoir le résultat d’une autre personne.
Questions fréquentes
Une rhinoplastie de préservation se fait-elle toujours par voie fermée ?
Non. Les termes « ouverte » et « fermée » décrivent la voie d’accès aux structures du nez. La préservation concerne la manière de traiter certaines de ces structures. Ce sont deux aspects distincts du projet chirurgical.
La technique Spare Roof peut-elle améliorer la respiration ?
La respiration doit être évaluée lors de la consultation. Une éventuelle amélioration dépend des causes de l’obstruction et des corrections indiquées au niveau de la cloison, des valves nasales ou d’autres structures. Elle ne peut pas être déduite du seul nom de la technique.
Est-elle envisageable après une première rhinoplastie ?
Une opération antérieure peut modifier l’anatomie et le soutien du nez. Les possibilités de préservation dépendent des structures restantes et des corrections à réaliser. Certains cas nécessitent une reconstruction ou un renforcement.
Le résultat sera-t-il forcément naturel ?
L’harmonie avec le visage fait partie des objectifs du projet opératoire, mais aucune technique ne garantit un aspect précis. L’anatomie, la cicatrisation et les limites de la chirurgie influencent le résultat.
Comment savoir quelle approche me convient ?
Le chirurgien examine la forme et la fonction du nez, écoute vos attentes et vous présente les options. L’essentiel est de comprendre le projet proposé, ses bénéfices possibles et ses limites, plutôt que de choisir une technique sur son nom.
Références scientifiques
- Ferreira MG et collaborateurs. Spare Roof Technique: A Middle Third New Technique. Facial Plastic Surgery, 2016.
- Ferreira MG et collaborateurs. Spare Roof Technique Versus Component Dorsal Hump Reduction: A Randomized Prospective Study in 250 Primary Rhinoplasties, Aesthetic and Functional Outcomes. Aesthetic Surgery Journal, 2021.
- Ferreira MG et collaborateurs. Ferreira-Ishida Technique: Spare Roof Technique B. Step-by-Step Guide to Preserving the Bony Cap While Dehumping. Plastic and Reconstructive Surgery, 2022.
- NHS. Nose reshaping (rhinoplasty): informations générales sur les suites opératoires et les risques.
Consultations de rhinoplastie à Porto et à Braga
À la Clínica do Nariz e Face, vous pouvez consulter le Pr Miguel Gonçalves Ferreira pour faire le point sur l’aspect et la fonction de votre nez et discuter des approches adaptées à votre situation.
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Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Le choix d’une technique chirurgicale nécessite une évaluation individuelle.
